Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 14:07

Une fois arrivé à ma place (non sans mal car le Ryôgoku Kokugikan étant un complexe assez important / pour les plus curieux d'entre vous : link), je suis à nouveau surpris de voir autant de monde.

 

Ce qui est le plus frappant, c'est la diversité des tranches d'âge : des (très) vieux, des moins vieux, des jeunes, des gaijins... Le Sumo semble rassembler toutes les générations.

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Afin d'apprécier la suite au maximum, un petit rappel sur cet art ancestral qu'est le Sumo :

 

Le Sumo est donc un art de combat réservé avant tout aux hommes (heureusement, imaginez un peu des femmes-sumo ). Les lutteurs sont désignés par le terme rikishi au Japon et sont, pour la plupart, vénérés tels de véritables dieux vivants (pour les plus connus, car tout le monde se fiche des lutteurs qui ne font pas de résultats ou des débutants : il n'y a guère que moi qui puisse avoir l'air béat d'admiration devant un jeune lutteur dont les cheveux n'étaient même pas assez long pour arborer la coiffure traditionnelle des lutteurs de Sumo mais qu'importe !)

 

Les Rikishi donc, ne sont vêtus que d'un mawashi : sorte de méga slip en tissu très épais (et quand deux énergumènes de plus de 150 kilos se foncent dessus et se saisissent passionément, il a plutôt intérêt à être renforcé le slibard ) constituant la seule prise autorisée pendant le combat.

Le but ? Envoyer valser son adversaire à l'extérieur du Dohyo-Iri : zone de combat constituée d'un cercle en paille de riz tressé, d'un diamètre de 4.55 mètres (et croyez-moi, vu la taille et la corpulence des lutteurs, 4,55 mètres c'est très très petit !).

Avant de combattre, chaque lutteur frappe le sol avec les pieds en levant chaque jambe très haut : ceci dans le but de chasser les mauvais esprits : le Shiko. Afin d'achever de purifier le dohyo-Iri, chaque lutteur lance une poignée de sel sur l'aire de combat.

Le combat débute au signal de l'arbitre, le Gyoji (qui porte une tenue traditionnelle et plus ou moins clinquante... Je me suis toujours demandé pourquoi : pour pas qu'on le confonde avec les lutteurs ? Ca ne risque pas étant donné la différence de corpulence...et puis c'est le seul qui soit habillé ).

 

Le Sumo professionnel regroupe une centaine de lutteurs répartis en 6 divisions :

 - Les Makuuchi constituent la première et la plus prestigieuse des 6 divisions. Les Makuuchi sont organisés en 5 classes ou grades ; ce qui donne en ordre croissant : Maegashira, Komusubi, Sekiwake, Ozeki et Yokozuna (le grade le plus élevé marquant la consécration pour le lutteur arrivé à ce stade).

- Les Juryo constituent la deuxième division : les gens s'y intéressent moins que les Makuuchi mais c'est dans cette division que résident les "futurs stars" du Sumo. Toutes les divisions inférieures n'intéressent qu'une petite partie de la population fan de Sumo. Je vous les énumère histoire que vous connaissiez au moins leur nom (et histoire de vous coucher moins bêtes )

- Les Makushita

- Les Sandanme

- Les Jonidan et enfin la dernière division :

- Les Jonokuchi

 

Voilà, vous êtes maintenant incollables sur le Sumo !

Par Ouistiti
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