Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /Nov /2008 20:51

Après s'être gavé de sushis, direction le combini afin d'acheter un dessert à moindre prix :)

C'est l'occasion de reprendre un petit cours de "franponais" (remarquez, on comprend parfaitement ce qu'ils ont essayé de dire avec ce sachet de noix de macadamia "caramélisées").


Une autre variété de Kit Kat! N'étant pas fan du chocolat blanc en temps normal, vous comprendrez facilement pourquoi je ne l'ai pas testé (mais si, rappelez-vous du Kit Kat d'Osaka aux raisins...).

Je jette finalement mon dévolu sur un dessert classique (une glace vanille/fraise qui m'aura occupée un bon moment tellement elle était gigantesque) avant de reprendre la balade dans les rues de Kyoto (désolé mais vous n'aurez pas de photo de la glace car j'avais les mains prises xD Comment ça elle est bidon mon excuse???).



Ayant tout juste terminé mon dessert, je distingue juste devant moi, deux japonaises en Yukata (costume traditionnel japonais composé d'un espèce de kimono et d'une énorme ceinture avec un espèce de "petit coussin" dans le dos) et Gettas (prononcer "Guéta" ; sandales de bois traditionnelles). Je refile donc le "cadavre" de ma glace à Hélène et me jette sur ma besace qui contient mon fameux FZ-8. Les deux femmes se rapprochant de plus en plus, je peste contre le message d'accueil à l'allumage de l'appareil (" au moins 3 secondes pour afficher : LUMIX...", oui sans blague, je le sais que c'est un Lulu hein vu que c'est un peu pour ça que je l'ai acheté...-_-"), je perds encore de précieuses secondes à comprendre pourquoi l'objectif ne se déploie pas (en bon gros boulet que je suis, j'avais laissé le cache sur l'objectif)... Finalement, j'arrive enfin à "épauler" quand je remarque un message d'alerte dans le viseur m'invitant à changer de mode (bah oui, en mode normal, les paramètres sont un peu limites pour faire une photo correcte avec une source lumineuse réduite), je bascule donc en mode "custom" ( pour bénéficier de mes réglages persos résultat : encore 3 secondes dans le vent, youpi!). Les japonaises étant vraiment très proches maintenant, je fais un bond en arrière, ne laisse pas le temps à l'autofocus d'autofoquer et boom, je shoot...pour avoir une photo floue >_<'

J'avais ouïe dire que, lassées d'être prise pour des bêtes de foire, certaines japonaises ne se laissent plus prendre en photo, d'où mon envie précipitée de les shooter le plus discrètement possible... Mouais, j'ai encore de rudes progrès à faire pour être un paparazzi digne de ce nom :p


On traîne encore un peu dans le quartier où je remarque que même les mangas anciens ont encore terriblement la côte : on retrouve des illsutrations un peu partout sur les devantures de salles d'arcade et de Pachinko de Hokuto No Ken (Ken le survivant), Great Mazinger (Prononcer "Gréto Mazinguor"=Goldorak), ou encore Evangelion (Prononcer "Evanguélionne").

On finit par rentrer à l'hôtel car demain on se lève de bonheur pour rejoindre Noriko-San (la tante de Jun, le garçon avec lequel on a sympathisé dans l'avion) à Maïzuru (là où elle habite) pour qu'elle nous fasse visiter l'un des plus beaux sites touristiques de tout l'archipel nippon, rien que ça :D







Par Joe
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 22:45
Nous voici enfin au paradis des sushis!Kappa-Sushi est en réalité une chaîne de sushi-bar très connue au Japon. On s'annonce à l'hôtesse à l'entrée qui vous délivre un ticket et l'on patiente jusqu'à ce qu'on appelle notre numéro. Là, nous sommes pris en charge pas une autre hôtesse qui nous place. A partir de là, on se débrouille : les sushis passent devant vous sur des tapis roulants, il n'y a alors qu'à allonger le bras pour se servir. Itadakimasu!

Comme vous le voyez sur ces images, il y en a vraiment de toutes les sortes et pour tous les goûts (pour peux que l'on aime le poisson cru bien entendu) : sushis à base de mousse de crevette ou de poisson, sushis aux oeufs de saumon, au saumon, au thon, à l'anguille (Unagi-sushi), à la crevette (Ebi-sushi), aux algues...
Comme ce que je pensais, je prends un pied monumental à essayer tout ce qui passe à ma portée :D


Au bout d'un moment, mon attention se porte sur mes voisins de tablée qui engloutissent les sushis à un rythme quasi-inhumain et en quantité astronomique. Jugez vous-même par le nombre d'assiettes (sachant qu'après avoir pris la photo, ils ont descendu deux fois le nombre d'assiettes posés devant eux O_O').


Autre chose de vraiment excellent dans ce sushi-bar, c'est qu'il est possible de faire des commande spéciale lorsque l'on souhaite quelque chose en particulier, en tapotant l'écran tactile qui se trouve juste au-dessus de nous.
Votre commande est alors acheminée vers vous par un petit Shinkansen (le Shinkansen étant l'équivalent du TGV au Japon, son nom signifiant littéralement :"Train-Obus"). Trop Kawaï ! (=mignon).

Avant de quitter le bar, j'ai immortalisé mon tas d'assiettes. Je peux vous dire qu'il est petit comparé à certains alors que j'ai mangé à m'en faire tendre la peau du ventre, sachant que je n'ai dépensé que l'équivalent de 15€.
Je me suis posé la question de savoir comment l'hôtesse fait-elle pour calculer la somme que l'on doit régler. En fait c'est assez astucieux : chaque assiette comporte des motifs ou une couleur qui est propre à chaque type de sushi ; et à chaque type d'assiette lui est associé un prix. Donc, une fois que vous avez terminé, vous sonnez l'hôtesse et celle-ci vient comptez le nombre d'assiettes de chaque sorte.
Délicieux, astucieux et accessible, bienvenue chez Kappa-Sushi!
Goshisosama deshta! (=formule consacrée servant à remercier ceux qui ont préparé le repas "merci pour ce bon repas" serait l'une des traductions possible pour cette expression).



Par Joe
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 22:08
Mais avant de monter dans le bus qui nous ramènera vers la gare, direction le combini du coin car j'ai un petit creux.
Je jette mon dévolu sur 3 onigiris dont je ne fais qu'une bouchée :).
Un onigiri (prononcer "oniguiri") est une boule de riz, souvent en forme d'ovale ou de triangle, fourée avec diverses choses (le plus souvent au poisson ou aux algues mais aussi au piment, aux oeufs de poisson, aux crevettes...) et recouverte d'une feuille d'algue nori.
Pour info, c'est ce que je mange tous les matin au petit déjeuner avec une brique de jus de fruit pour faire descendre tout ça. Comme il s'agit de riz, c'est bien bourratif (comptez-en quand-même trois pour être calé, sachant qu'un onigiri coûte en moyenne 100 yens).


Nous finissons par sauter dans un bus et hop, nous voilà de nouveau à la gare de Kyoto (Kyoto Station pour les intimes).

Je réalise d'un seul coup que depuis que je suis arrivé au Japon, je n'ai pas encore mangé un seul sushi!!! je décrète donc que ce soir, nous mangerons ce met succulent (déjà que, suivant les restaurants, c'est excellent en France, alors ici, je devrais prendre un pied assez monstrueux xD).
Mais où vais-je trouver un sushi-bar digne de ce nom??? Afin de trouver mon bonheur, nous décidons de retourner dans le quartier très animé le soir proche de Gion. Cette fois-ci, nous prenons le métro, c'est plus prudent que le bus...
Une chose qui peut être assez déroutant sur les transport en commun au Japon (métro & bus j'entends), c'est que, à la différence de chez nous, on ne paye pas un ticket plein tarif et on descend où l'on veut, mais on paye à la course : autrement dit, plus on va loin, plus le prix du ticket sera élevé. Cela nécessite donc de savoir exactement où l'on va descendre. Sur la photo ci-dessus, on voit donc le tarif à payer en dessous du nom de chaque station.
Il convient ensuite d'utiliser les machines automatiques afin de prendre son ticket.
Comme nous ne sommes pas bien sûr de nous (vu que là, tout est encore une fois en kanjis) nous cherchons un autre plan du métro de Kyoto...

...qui est lui aussi entièrement en kanji -_-". Fort heureusement, sur le présentoir que vous voyez en photo, se trouvent des plans ayant les doubles caractères : kanjis/romanjis.
Une fois nos tickets de métro en poche, direction le quai!


Les deux photos ci-dessous permettent de se rendre compte, une fois de plus de toute la discipline dont font preuve les gens. Comme pour le train, on attend en file indienne dans son couloir sans bousculade.

Remarquez encore une fois à quel point c'est propre pour une station de métro. Ca laisse presque rêveur...

En exclusivité mondiale, je vous présente la terreur de tous les salary-men, le cauchemard de tout ceux qui prennent le métro, j'ai nommé l'effroyable pousseur!
Qu'est-ce qu'un pousseur? C'est une personne qui, comme son nom l'indique, va pousser les personnes pour rentrer dans les wagons lorsque ceux-ci sont pleins à craquer. Fort heureusement, n'ayant jamais pris le métro aux heures de pointe, je n'ai pas pu goûter à cette délicieuse expérience.

Et en sortant du métro : stupéfaction! Comme quoi, on retrouve les même enseignes vraiment partout, peu importe l'endroit où l'on se trouve.




Par Joe
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Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 23:01
Sur le chemin de la sortie, nous traversons une forêt de bambous, renforçant un peu plus l'impression de zen se dégageant du sanctuaire.

C'est vraiment par là la sortie? Je sens qu'on va encore se paumer moi...


D'autre vues du quartier de Fushimi-Ku puisque, bien-entendu, comme je suis un spécialiste doté d'un sens de l'orientation lolilolesque, nous ne sommes pas sortie par là où nous étions entrés.

J'ai toujours voulu savoir à quoi ressemblaient les affiches pour les élections au Japon (si-si! Comment ça vous ne me croyez pas???). Voilà ma curiosité satisfaite :D
Remarquez la mine très inspirée du type sur l'affiche de droite. Je ne sais pas qui sait, mais je voterai bien pour lui si je le pouvais (!).

Et puis dans le même d'idée, j'ai toujours voulu savoir à quoi ressemble un facteur japonais (Genre! Il commence à partir un peu en sucette ce blog, non?).


Vous allez trouver ça redondant, mais après le temps passé à gravir la colline aux Torii par cette chaleur, nous crevons de soif. Comme il y a toujours un distributeur de boissons à proximité quelque soit le lieu où l'on se trouve, je sacrifie donc encore quelques piécettes afin de me désaltérer.
Je jette donc mon dévolu sur cette chose (photo ci-dessous) au packaging très tape-à-l'oeil.

Une fois la petite bouteille en main, je réalise l'énormité de ma bêtise. En regardant de plus près le dessin qui l'illustre, on aperçoit un tas de gelée rose-violasse. Un frisson d'effroi me parcours alors l'échine : "Non, me dis-je, cela ne peux pas être ce que tu crois...ils n'auraient pas osé!" Et bien si! Avez-vous déjà goûté cette chose infâme qu'est le "jelly" anglais? Et bien nos amis Japonais ont eu la bonne idée de le mettre en bouteille en le mettant à mi-chemin entre l'état solide et liquide : cela donne de la gelée-bouillie pseudo liquide. Inutile de préciser que, cela à beau être parfumé au raisin comme le montre la photo, c'est tout simplement infecte! Sans aucun doute le pire truc que j'ai goûté de tout mon voyage (je ne compte pas la bouffe finlandaise de l'avion car ça c'est hors-concours). J'ai même vu dans certains combini la même chose sous la marque Fanta. Inutile de vous dire que je n'ai pas été assez téméraire pour retenter l'expérience :s


OMG! Il existe vraiment! Je vous présente le fameux "Gamin à la batte!" Pour ceux qui ne comprennent pas, je vous conseil de vous faire l'animé "Paranoïa Agent", un chef-d'oeuvre d'humour noir.
Dans "Paranoïa Agent", le gamin à la batte est, comme son nom l'indique, un collégien armé d'une batte de base-ball qui s'en prend à des personnes au hasard. Il est vétu d'un short, d'une casquette et d'une paire de rollers (oui, lui n'en a pas mais bon).
Bref, tout ça pour dire que le base-ball est de loin le sport le plus apprécié des jeunes japonais.


Avouez que les riches masures japonaises ont de la gueule tout de même...




Comme nous recommençons à tourner en rond, c'est avec bonheur que nous tombons sur ce plan...entièrement en kanjis xD
Entièrement? Non, un groupe d'irréductibles caractères "romanji" luttent encore et toujours contre l'envahisseur!(l'alphabet que nous utilisons s'appelle "romanji" au Japon, ce qui signifie "caractères romains"). Mais que peut bien signifier ce groupe de caractères que nous pouvons déchiffrer et qui est dans une bulle rouge? Sûrement quelque chose d'important. Voyons voir ça de plus près...

Important? Je ne pensais pas si bien dire ; cela explique simplement ce qu'il faut faire en cas de tremblement de terre. Je rappelle que l'archipel nippon étant en plein sur une faille tectonique (non, rien à voir avec la musique!), les secousses sismiques sont fréquentes (on parle d'une quarantaine par an, allant de la pichenette anodine au "Big One", une secousse d'une force destructrice qui se produit environ tous les 100/150 ans).
Donc ici, en règle numéro 1, on voit qu'il ne faut pas se précipiter dehors en hurlant et gesticulant dans tous les sens (tout le contraire de ce que je ferai quoi xD).
Pour information, sous l'inscription en anglais, il s'agit de caractères coréens (la culture coréenne étant assez présente au Japon, surtout au niveau de l'alimentation, le Yaki-Niku en étant le parfait exemple. *Le Yaki-Niku étant une spécialité à base de viande cuisant sur un petit barbecue que l'on présente à la table du client.*).

On continue de trainer dans le quartier à la recherche d'un arrêt de bus quand nous passons à proximité d'une école.
Au risque de passer pour un gros pervert, j'ai toujours voulu avoir une photo d'une vraie écolière japonaise en uniforme alors vous pensez bien que lorsque cette jeune fille est sortie de son collège, j'ai bondi sur mon FZ-8 comme la misère sur le pauvre monde et l'ai mitraillé pour réussir au moins un cliché...de dos :(

Et je la poursuis en plus (complètement à gauche sur la photo). L'arrivée d'une nouvelle protagoniste dans ma ligne de mire me fait me détourner de ma cible... En effet, comme la jeune femme qui nous fais face sur la photo précédente était ravissante avec sa petite robe et son ombrelle, je n'ai pas pu m'empêcher de la prendre (en photo bien sûr) au moment où elle se désaltérait. Ceci dit, cela m'a oté un doute : n'ayant pas encore vu de japonais boire par cette chaleur, je commençais sincèrement à me demander s'ils n'étaient pas insensible à la chaleur. Voilà qui répond à ma question. Comme quoi, j'arrive à méler l'utile à l'agréable (rinçage d'oeil + réponse à question existencielle = Joe content :])


Finalement, après avoir tourné en rond pendant encore un petit bout de temps, on fini par retrouver la rue d'où nous étions descendu du bus à l'arrivée.

Par Joe
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /Nov /2008 14:32
Nous voici donc de retour au Fushimi-Inari, le sens de l'orientation de ma binôme s'étant révélé à la hauteur de sa réputation :)

Nous passons donc au rituel de la purification (chose fort agréable par cette chaleur) comme nous le montre ce moine avant d'entâmer l'ascension de la fameuse colline où se trouve la forêt de Torii.

Ici, l'entrée du chemin qui serpente dans la forêt :

On retrouve le Renard Inari, fidèle gardien des lieux et veillant sur les visiteurs:

Une fois passé le petit pont de bois, l'ascension commence et quelle ascension! Quasiment interminable! Vous savez maintenant pourquoi je tenais tant à bien manger avant de m'attaquer à la visite du sanctuaire.

En bons maniacs de la propreté que sont les japonais, nous croisons à plusieurs reprises des préposés au nettoyage durant notre périple.

D'après ce que j'ai compris, tous ces Torii seraient des dons offerts au sanctuaire, offrandes souvent faites par des entreprises. Sur la face antérieure des Torri, on retrouve le nom du donateur et cela est ainsi pour chaque Torii.

Que dire si ce n'est que cet endroit est magique : malgré la fréquence des touristes (fréquence qui va en diminuant au fur et à mesure de l'ascension ; c'est là qu'on reconnaît les motivés et les vrais sportifs :p), on a réellement l'impression d'être dans un monde à part. Finalement, la légende dit peut-être vrai : une fois le Torii franchi, on se retrouve dans un autre monde empli de sérénité, de calme et d'humilité.

Mais qu'a donc cette famille nippone de particuliers qui mérite qu'on la prenne en photo? Absolument rien si ce n'est le petit bout de chou qui montait courageusement les marches et qui était mignon à croquer (Houlà, je pense que c'est mon envie de descendance qui doit s'exprimer là ^_^').

Nous arrivons enfin à un premier "pallier" qui nous offre un panorama incroyable sur la ville. Ca ne rend pas super en photo mais je vous assure que sur le moment, on prend le temps de s'asseoir et de contempler cette vue magnifique.


Je pense que mon modeste FZ-8 a montré ses limites sur ces deux clichés, expliquant ce rendu "fade"et la faible profondeur de champ. La prochaine fois que j'irai au Japon, je m'équiperai un peu mieux (avec un zouli réflex et mon ch'ti FZ-8 en renfort ^_^')


On retrouve notre charmante petite famille croisée durant la première étape de la montée qui profite du moment pour se rafraîchir. Bah oui mon bonhomme, faudrait pas attrapper un malaise après tant d'efforts. Houlà là, ça s'arrange pas moi :s Vite, qu'on m'apporte une femme que je fasse un petit boy comme lui (japonaise si possible :p) !!!
On continue l'ascension et au bout d'un certain temps, on retrouve un lieu de purification. Pour nous, purification est synonyme de rafraîchissement et c'est avec une certaine délectation que l'on ressent la sensation de l'eau coulant sur les mains.
Le sanctuaire fermant ses portes tôt (16h30-17h00, j'avoue ne plus me souvenir), il est temps de penser à rebrousser chemin. Mais au fait, est-ce par ici qu'il faut descendre ou par là? Bref, une fois de plus, nous sommes paumés. Ayant été les seuls "courageux" (d'autres diront malades) à être aller jusqu'au bout de l'ascension (avec les cuisses et les mollets en miettes et haletants de sueur), nous sommes complètement seuls...
Bref, pas de panique. Ma binôme étant HS, je décide de retourner au pas de course (et oui, j'ai de la réserve) à l'une des maisons croisées en chemin afin de demander par où se trouve la sortie.
Là, je tombe sur une petite vieille complètement folle vivant avec plein de chats. Voyant qu'elle ne comprend pas du tout l'anglais, je me râcle la gorge et dégaîne les peu de mots de japonais que je connais : " Sumimassen! Exit doko desu ka? O Kudasaï" (Excusez-moi, par où se trouve la sortie s'il vous plait?) Bien entendu, elle m'a répondu en japonais avec un débit de mitraillette. C'est à peu près à ça que devait ressembler ma tête à ce moment là : O_o"
Surtout que lorsqu'elle a vu que j'étais étranger (pensez bien, sont pas habitués à voir des gens foncés là-bas), elle s'est mis à redoubler de paroles dont je n'ai saisi que le mot "Sugoï" (expression servant à traduire la surprise, l'étonnement) tout en gesticulant de plus en plus, à telle point que j'étais à deux doigts de me mettre en garde (Pour ma défense, la petite vieille avait vraiment un air peu engageant : bouche édentée, coiffure à la "j'en ai marre de vivre" et vêtue de haillons).
Voyant que nous ne sommes pas du tout sur la même longueur d'onde et pas franchement rassuré, je prends congés le plus poliment que je le peux et m'éclipse sans demander mon reste, sous le regard hagard de ses chats.

Fort heureusement, un couple rencontré en chemin nous mettra dans la bonne direction.





Par Joe
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  • Ouistiti
  • Mes vacances au Japon
  • Homme
  • 08/06/1982
  • curieux voyage japon voyager
  • Un p'tit foufou, fan du Japon et des voyages en général (mais surtout du Japon).

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